"Les CrèveCoeur II" d'Antonia Medeiros
"Les CrèveCoeur II" d'Antonia Medeiros
Antonia Medeiros : Une saga captivante


Un destin unique, une obsession familiale, le poids des secrets.
L'Histoire et la guerre viennent une fois de plus bouleverser la passion que cultive Germain Crèvecœur pour les souliers féminins, en ravivant de douloureux souvenirs d'enfance. Otage du conflit franco-allemand dans lequel on exploite son talent et témoin d'un amour qui dérange, Germain se voit obligé de jouer les héros malgré lui pour protéger sa liberté et sa vie.
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Dans une lettre posthume, Germain s'épanche à son fils pour lui raconter son histoire familiale et lui révéler tous ses secrets...
À travers les mots de Germain se dessinent des années volées, d'absence, de silence. Raphaël découvre ce père dont il n'a jamais soupçonné l'existence, une famille au passé sensible et écorché.
On se prend d'affection pour Germain qui s'exprime à travers ses créations, et le destin de sa vie.
Il nous touche par sa fragilité, ses incohérences, sa faculté à être à l'écoute des désirs féminins, à les sublimer à travers la confection de la chaussure.
Plus qu'un artisan, Germain est un artiste sauvage, torturé qui inspirent tous les sentiments. Un homme seul et habité par ses démons, le pouvoir des secrets et des années qui filent et condamnent. C'est avec une réelle émotion que l'on découvre un pan de vie qui s'échappe et se libère de la boite de Pandore. Cette confession nous étreint, nous atteint en plein cœur.
La plume est délicate, précise atteignant son but avec autant de passion que de persuasion. L'auteur nous tient en haleine avec un sens de la mesure et de la volupté qui nous fascine. On se laisse porter, éprouver par la complexité d'une famille, de la vie, d'une charge émotionnelle envahissante et qui déborde.
Ce roman, cette saga décline au fil des pages tous ses charmes et dévoile un bijou brut et pur de son écrin. Un incomparable coup de cœur !

"Le secret est comme une maladie contagieuse dont on ne parle pas : il détruit, tout en étant invisible, et il laisse des traces indélébiles dans l'inconscient de ceux qui sans le vouloir, en ont hérité."

"Jeux de mains" d'Yves Laurent

"Jeux de mains" d'Yves Laurent
Yves Laurent : Un thriller addictif

Avec Jeux de Mains..., lancez-vous aux trousses d'un tueur en série qui sévit au cœur de Bruxelles. Résumé: « Ce coup-ci n'était qu'un "essai" afin de m'assurer que je n'avais pas tout à fait perdu la main, mais, pour ma prochaine victime, je lui réserve une véritable petite œuvre d'art. Mon vieux Corduno, il va falloir te préparer à en baver grave. » Après deux années d'interruption, le tueur en série qui donnait des cauchemars au célèbre Inspecteur Principal David Corduno et à son équipe, décide de refaire surface afin de poursuivre sa danse macabrement perverse...
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Après deux ans d'interruption, un serial-killer revient sur les devants de la scène avec un modus operandi de plus en plus extrême et machiavélique. Il semblerait que David Corduno et son équipe, n'en aient pas fini d'en baver...
C'est un thriller pervers, sanglant et sous haute tension. D'entrée de jeu, on sait, on sent qu'il vaut mieux avoir le cœur bien accroché. Les crimes orchestrés sont violents, spectaculaires et font l'objet d'un pied de nez à David qui mène l'enquête.
Un jeu de piste malsain s'opère sous nos yeux. David puise toute son énergie et son temps à enrayer cette avalanche de haine qui ne semble pas finir d'enfler... On est entraîné au cœur de cette affaire, avec un criminel qui traque, qui scrute, qui joue avec nos nerfs... Il y a de l'acharnement derrière son jeu, un désir de contraindre, d'humilier...
On est happé par ce tourbillon infernal, électrique. Rien n'est laissé au hasard et pourtant, celui que l'on recherche a toujours une longueur d'avance... Les soupçons planent, l'écriture est habile, nous retient dans ses filets, nous tend, nous rend nerveux, fragile... On s'attache beaucoup aux personnages qui plus qu'une équipe tisse des liens intenses et conflictuels, comme une vraie famille. Il y a beaucoup de sang, de vice, de fausses pistes, de retournements de situation.
Ce thriller vous tient aux tripes, vous saisit, vous essore et vous laisse sur le carreau avec le sentiment ultime que tout n'est peut-être pas fini... Attention, terrain miné et la chute risque d'être phénoménal !

"Sa manière de laisser derrière lui uniquement les indices qu'il souhaitait voir découverts prouvait qu'ils avaient affaire à un tueur froid, calme, intelligent, méthodique et implacable. Combien de victimes allait-il encore semer sur sa route avant de commettre cette erreur à laquelle David ne croyait plus trop ?"

A savoir que derrière "Yves Laurent" se cachent deux auteurs belges, Yves Vandeberg et Laurent Vranjes, amis de longue date, qui ont unis avec habilité leur talent pour écrire ce roman cent pour cent bruxellois.


"Les légendes oubliées du Berry" de Serge Camaille et Christophe Matho aux Éditions Marivole

"Les légendes oubliées du Berry" de Serge Camaille et Christophe Matho aux Éditions Marivole
Serge Camaille et Christophe Matho : Un très beau livre
Nos légendes populaires partent en général d’une histoire vraie, vieille de centaines ou de milliers d’années. La légende fait référence à un lieu, à un objet, à un personnage. Elle était racontée le soir à la veillée, de bouche-à-oreille et de génération en génération. Au fil du temps, la légende est devenue un mythe, elle a perdu en précision, mais elle a gagné en fantaisie. Dans le Berry, elle a pu naître d’une source, d’une forêt, d’un chevalier. Elle a rencontré des êtres fantastiques, des fées, des sorciers ou des rebouteurs ou le diable lui-même...
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Après les légendes de Lorraine et de Franche-Comté, c'est dans la région du Berry que nous poursuivons notre voyage au cœur des campagnes et de nos légendes. À travers étangs et forêts, nous furetons au-delà des pages dans un univers fascinant à valeur de mémoire.
Encore et toujours avec cet ouvrage, il faut souligner le travail documentaire et d'illustration. On se rappelle l'importance de la transmission orale que l'on a plaisir à immortaliser ici. On évoque le surnaturel à travers des figures variées et nombreuses (animaux fantastiques, fées, sorcières, revenants). Les mythes nous renseignent sur l'identité, le parfum régional et nous permettent d'apprécier, de découvrir ou de revisiter une région à travers son patrimoine et ses légendes.
Un merveilleux livre qui fera l'objet d'une jolie collection dans votre bibliothèque.

"Un bruit consolateur, cependant, se répandit tout à coup par les villes et les campagnes. Indiqué par une sorte de sorcier à réputation louche, le remède existait, absolument efficace et terrassant aussitôt le mal. C'était une plante, vulgaire commune, dédaignée jusqu'alors, poussant dans les endroits humides et à la portée de chacun."

"Le mal en soi" d'Antonio Lanzetta aux Éditions Bragelonne
"Le mal en soi" d'Antonio Lanzetta aux Éditions Bragelonne
Antonio Lanzetta : Un thriller cicatriciel
Le petit bourg de Castellaccio, dans la région du Cilento, au sud de l’Italie, abrite un très vieux saule. À la fin de l’été 1985, on a retrouvé le corps de la jeune Claudia pendu à ses branches, sa tête décapitée gisant entre les racines. Trente et un an plus tard, pendue au même arbre, torturée de la même façon, la dépouille grouillante de vers d’une autre jeune fille contemple Damiano Valente, le Chacal, un célèbre écrivain de true crime. L’Homme du saule est revenu à Castellaccio.
Hypersensible, méthodique et acharné, le visage rongé de cicatrices et condamné à traîner sa jambe brisée, tenant grâce à la morphine, Valente est hanté par cet été de la peur où lui et ses amis Claudia, Flavio et Stefano ont été fauchés par la haine, la folie et la mort. Quand le commissaire De Vivo l’appelle sur l’enquête, la traque peut commencer.
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A Castellacio, un petit village d'Italie, on retrouve le corps d'une jeune fille pendue à un arbre. Ce crime n'est pas sans rappeler un drame parvenu trente et un an plus tôt. Et si tout recommençait ?
C'est un roman extrêmement trouble et qui fait remonter par bribes, de nombreux éléments à la surface. Dans une alternance de temps, l'auteur nous saisit, nous interroge sur le poids de ces années, les secrets d'un passé étouffant...
Avec ce crime, ce sont les souvenirs d'enfance qui reviennent, s'invitent à notre porte, l'histoire d'un cercle d'amis qui ont vu l'espace d'un été, leurs vies voler en éclats. Ce qui marque, c'est qu'on touche à l'insouciance, à l'innocence, de ces instants inoubliables et forts qui construisent la personnalité. Ce thriller nous fascine, nous dérange, nous heurte.
L'écriture est subtile, habile et nous plonge dans les émotions sensibles des émois adolescents. Petit à petit, on s'infiltre à l'intérieur des entrelacs de ce qui a pu se passer, témoins impuissants du germe sur le point de poindre, d'éclater. Curieusement, ici, on éprouve que peu d'attachements aux personnages, se focalisant plus sur le déroulement de l'histoire. On reste englués à une ambiance, au point de clivage avec le sentiment que le mal y prend racine, incontrôlable et meurtrier.
Un roman dense où les affects, la culpabilité, la vengeance se mêlent et font résurgence ici pour nous habiter et ne plus nous quitter. Une belle maîtrise dans laquelle on exprime la cruauté, le suspens, la noirceur dans toute sa dimension.

"Tu pouvais aller de l'avant, t'efforcer d'avoir la meilleure vie possible, jeter les souvenirs à la cave et éteindre la lumière en te disant que le noir ferait le reste... Le passé trouvait toujours le moyen de te faire payer tes dettes."

"L'enfant de l'enfer" de Cathy Glass aux Éditions Archipoche

"L'enfant de l'enfer" de Cathy Glass aux Éditions Archipoche
Cathy Glass : Un récit bouleversant
Cathy, mère d’accueil dévouée, se voit confier Aimée, petite fille de huit ans qui a connu l’enfer au côté d’une mère toxicomane qui la délaissait.
Sale, infestée de poux, agressive, illettrée, Aimée découvre auprès de Cathy des plaisirs simples : une chambre à soi, de vrais repas, des bains, des vêtements propres et, surtout, la présence d’adultes affectueux.
Sur le chemin de l’apaisement, Aimée trouve en Cathy une oreille attentive et lui dévoile les plus sombres moments de sa jeune existence.
Une libération nécessaire pour qu’elle puisse laisser le passé derrière elle et aborder l’avenir avec le sourire.
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Cathy est mère d'accueil depuis de nombreuses années. Elle nous délivre ici le fruit de son expérience et l'histoire d'Aimée huit ans, que les services sociaux lui ont confié à la suite de négligences des parents...
Ce témoignage en dit long sur le travail de famille d'accueil pour aider un enfant à vivre normalement et à se construire. Cathy offre à ses enfants de passage un cadre stable, la sécurité, la confiance dont ils ont manqué.
Avec beaucoup de cœur et d'intelligence, elle travaille en étroite collaboration avec les services sociaux dans l'intérêt des familles et des enfants. On est touché par l'histoire d'Aimée qui n'a pas bénéficié des bons soins d'une mère. On est révolté par ce qu'elle a vécu. Cette petite fille nous surprend dans ses manifestations de colère, de silence, tiraillée par des sentiments contraires. Il y a une sensibilité chez elle, parfois une gravité qui désarme et qui nous fait nous attacher à elle.
Le récit de Cathy nous donne une idée très réaliste de sa profession complexe et essentielle au développement de l'enfant. On est impressionné par son caractère volontaire et courageux et le savoir faire acquis au fil des années. Petit à petit, elle libère la parole d'Aimée qui lui fait confiance, instaure des règles de vie, prend soin d'elle, la sociabilise...
On aime son implication, sa discrétion, on apprécie sa disponibilité, son sens de l'écoute, du dialogue et bien plus encore sa bienveillance.
Grâce à elle, un maillon de la chaîne qui a toute son importance, Aimée et bien d'autres enfants se relèvent et peuvent poursuivre leur chemin...

"S'occuper d'un enfant avec des problèmes comportementaux oblige constamment à faire un choix entre ce que l'on peut laisser passer, et ce, sur quoi on doit rester ferme. De ce point de vue, Aimée allait me mettre à rude épreuve."

"Zaune" de Jean-Hugues Oppel aux Éditions Archipoche
"Zaune" de Jean-Hugues Oppel aux Éditions Archipoche
Jean-Hugges Oppel : Un récit brûlant
La Zone. Un territoire au-delà du périphérique. Des pavillons entassés, des achélèmes tristes et des parkings sans printemps. Des usines et des humains en ruine. Des loubards, des flics et des malfrats.
Et Zaune, la fille cuivre et or. Qui n’a pas vingt-quatre heures pour sauver son frère, un toxico victime des jeux d’argent, poursuivi par deux tueurs pour récupérer un kilo d’héroïne et un paquet de fric qu’il a subtilisés au dealer en chef....
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Au cœur de la cité courant des années 1990, Zaune "la rouquine" veut sauver son frère et le sortir du bourbier dans lequel, il s'est fourré. Une course précipitée contre la montre est lancée pour protéger "Nanard" des flics et des trafiquants...
C'est un récit court, incandescent à l'écriture nerveuse, survoltée. L'auteur ne prend pas de gant avec nous en nous trempant sans préambule dans un décor sombre et sans espoir.
Zaune est une héroïne qui respire l'audace et l'énergie, prête à se battre pour sa famille, bec et ongles. Elle nous entraîne bien malgré elle, au-delà du danger, du chaos, des dérives de son frère. Ça va à toute vitesse, on envoie du lourd quand on touche au crack. Les personnages que Zaune et son frère ont aux trousses ne sont pas des tendres, et ça va saigner. Les keufs ne sont pas des enfants de cœur, non plus.
Vous me direz alors, à qui se fier ? À personne, si ce n'est à soi, à son instinct, à sa rage de survie. Zaune brille d'une aura séductrice, convaincante et brûle son innocence en une succession de drames et quelques fractions de secondes...
La banlieue saigne, scarifie, sacrifie ses hôtes dans un cercle infernal qui n'en finit pas de tourner...
"Zaune" adopte un style abrupte et efficace pour un maximum de sensations, avec une héroïne sauvage et combative. Plus percutant, tu meurs !

"À peine cinq heures qu'elle est partie à la recherche de Nanar, et elle a aux trousses un flic au regard de prédateur, des truands obsédés sexuels et les malades mentaux de la zone. Pas mal."
"L'impertinence du mot" d'Hélène Tirole et Jean- Robert Léonidas aux Éditions Riveneuve
"L'impertinence du mot" d'Hélène Tirole et Jean- Robert Léonidas aux Éditions Riveneuve
Hélène Tirole et Jean-Robert Léonidas : Ode aux mots
L'impertinence du mot Une femme curieuse et déterminée, ayant pénétré dans les jardins privés des auteurs qu'elle admire, interroge les lettres, les mots, les phrases, la pensée, et donc la nature. Un écrivain tente de répondre librement, à sa guise, en empruntant des chemins inattendus, pleins de surprises et d'humour.
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Hélène Tirole et Jean-Robert Léonidas évoquent ici le mot dans toute sa dimension de manière sérieuse, légère mais aussi avec coeur et grande considération. Ce sont deux univers qui s'interrogent, se répondent et se rejoignent dans et autour de la beauté, de la langue, du phrasé.
Dans une réflexion consentie, digérée, studieuse, libérée, ils nous écrivent ce que le mot n'a pas fini de nous raconter. Il y a une énergie, du rythme et de la mesure qui prend son envol pour nous amener à piquer la surface, pour sonder plus en profondeur...
Ces amoureux des lettres définissent à l'infini et déroulent l'élément du dicible, en se concentrant sur l'invisible. Le mot est au début, celui qui amorce les liens et ouvre la porte des possibles. On assiste à un tour de force poétique, amusant, émouvant, sincère pour tous les conquis de littérature. Il y a impertinence dans ce qui tend le mot et ce qu'il sous-entend. Nous glissons vers un horizon sensible dans l'essence du mot, sa présence, son aspect abstrait-concret, son sens commun à chercher, à définir sans trahir, mais plutôt accomplir, agrandir...
Le mot étonne, détonne, stimule et réalise nos pensées fluides en modelage "créactifs". On ne s'en laisse pas douter...

"Je suis tantôt au coeur de l'inexprimé, de l'indicible ou de l'illisible. Ou à l'inverse, créateur de fresques ou faiseur d'illusions."
Rencontre, Langue, Francais, Mot
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"Rêves de trappeur" de Rock et Kathryn Boivin aux Éditions XO

"Rêves de trappeur" de Rock et Kathryn Boivin aux Éditions XO
Rock et Kathryn Boivin : Un récit évadant
Ce jeune homme assoiffé d’aventure, c’est Rock, un Québécois fort en gueule et grand admirateur de Davy Crockett. À dix-huit ans, il lâche tout, ses études, son confort, et part dans le Yukon, sur les traces des pionniers et des chercheurs d’or si chers à Jack London.
Au début des années quatre-vingt, sa route croise celle de Kathryn, une Calamity Jane qui tient tête à tous les machos qui l’entourent. Elle a quitté la Colombie-Britannique pour venir travailler sur des engins gigantesques dans une mine d’or. La rencontre de deux personnalités hors du commun.
Follement amoureux et portés par les mêmes rêves, la même quête d’absolu et de liberté, Kathryn et Rock répondent à l’appel de la forêt et décident de vivre au cœur du « bush », dans le Grand Nord canadien, selon la tradition des « coureurs des bois ».

Rock et Kathryn nous racontent l'histoire de leur couple qui portent leurs rêves d'aventure et de liberté loin dans le grand Nord canadien. Leur vie, c'est le "bush", les cabanes, leurs chiens de traîneau, se confronter à la nature aussi humblement que simplement...
C'est le témoignage d'un couple hors norme et fort attachant qui nous guide sur le chemin d'un parcours énorme et fascinant. Tous deux en quête d'espace, de vérité, se trouvent et se comprennent pour réunir des projets que beaucoup jugeraient arriérés et un peu fous...
Il y a quelque chose qui se dégage de leur personnalité, une force, un amour, une spiritualité qui les anime et leur permettent de toucher leurs idéaux. Ce n'est pas la facilité qui les intéresse ou le confort, ils sont épris de bien d'autres choses : d'immensité, et de la beauté de la nature. Ils souhaitent la ressentir au plus profond d'eux même, se connecter avec elle et se réaliser...
Le défi est courageux, déroutant... On suit avec beaucoup d'émotion et de curiosité les anecdotes, les péripéties, leurs choix d'être conscients et de "grandir" pleinement. Sur leur route, ils rencontrent l'adversité, la solidarité, l'amitié. Ils éprouvent la rudesse des éléments, ils apprennent de leurs erreurs, à ressentir, à s'adapter, à devenir meilleurs.
L'écriture nous décrit les silences, l'absolu, les paysages. On se sent petit et vulnérable, et on répond à l'appel du grand froid, de la forêt, l'œil en éveil, l'esprit envolé. Rock et Kathryn ont ce petit simplement d'âme, un vécu qui transporte, délivre et illumine. Pour être, ils ont dû composer avec les exigences du milieu à l'état pur, sans jamais se trahir...
Ils nous donnent une belle leçon, une conception de vie. Êtes-vous prêt à faire ce grand voyage à leurs côtés ?

"La nature, tu la regardes, tu l'aimes, mais tu ne la comprendras jamais. Je vais en prendre conscience dans les prochains mois. C'est un peu de la magie, quoi. Tout se bouscule dans ma tête, les images de mes rêves d'aventure quand j'étais enfant, les visages de mes proches. J'aurais envie de prendre un haut-parleur surpuissant et de crier dans le ciel pour qu'on m'entende jusque dans la maison familiale : ça y est, j'ai trouvé mon pays !"

"Femme de robe" de Michèle Dassas aux Éditions Marivole
"Femme de robe" de Michèle Dassas aux Éditions Marivole
Michèle Dassas : Un parcours d'exception
Le portrait d'une femme d'exception " Robe sur robe ne vaut ", voilà comment un grand nombre de ses confrères avocats accueillirent la prestation de la première femme à avoir plaidé.
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Paris, 1892, c'est la première fois qu'une femme française présente sa soutenance en droit. L'évènement fait sensation, dérange même l'ordre établi. Diplôme en poche, Jeanne Chauvin devra convaincre pour plaidoyer et porter haut les couleurs de la femme dans ses valeurs d'équité...
Michèle Dassas retrace la vie et le combat d'une femme de tête au caractère courageux et volontaire. On est fasciné par ce destin de femme remarquable et remarqué.
Épaulée par une mère qui croit en ses enfants et qui leur donne très tôt les armes pour se dépasser, elle travaille avec opiniâtreté. On ne peut que louer ses efforts et son assiduité à s'élever et à bousculer les mentalités qu'elle juge injustes et poussiéreuses. C'est un personnage fort, brillant, une pionnière, une militante pour la cause féminine. Elle conseille, elle soutient, elle enseigne, elle plaide.
L'auteur réussit à donner de la profondeur, du relief à son personnage, en allant au-delà de l'avocate, au cœur et dans l'intimité de la femme. À travers Jeanne, c'est une époque qui glisse et qui mute pour l'acquisition des droits et des libertés. Femme de cœur, femme d'honneur, elle force l'admiration et démontre que rien n'est impossible à force de persévérance et de conviction. On suit ce parcours romancé avec beaucoup d'intérêt et on aime se pencher sur les articles de presse de l'époque à la fin du récit.
Plus qu'un roman, un document, une biographie qui parle de droit, de probité, d'égalité. Dans "Femme de robe", la femme prend la parole, se bat, fait loi au nom de toutes les femmes !

"Elle tient de ses mains un livre ouvert, tout en regardant l'objectif. Dans ses yeux se lisent la satisfaction d'avoir réussi et la détermination. On sent bien que le titre obtenu n'est pas seulement pour figurer sur une carte de visite, mais qu'elle compte bien s'en servir pour plaider... Enfin !"

"Une bonne intention" de Solène Bakowski aux Éditions Bragelonne
"Une bonne intention" de Solène Bakowski aux Éditions Bragelonne
Solène Bakowski : Une incroyable maîtrise
Mati a neuf ans. Elle a perdu sa maman. Son père s’enlise dans le deuil et sa grand-mère s’efforce, à sa manière, de recoller les morceaux. Un soir, la petite ne rentre pas de l’école. On imagine le pire, évidemment. Et le pire se produit. Comment croire que tout, pourtant, partait d’une bonne intention ?
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Tout commence par l'enterrement de Karine, qui laisse son mari Nicolas et leur petite fille Mathilde dans la plus terrible des peines. Un an après sa disparition, l'absente pèse encore dans les esprits des vivants, de bien des façons...
On croit, et on se sent plonger dans le malheur ici avec ce roman, et cela s'avère bien plus terrible encore. Il y a quelque chose de diffus et de confus qui s'agrippe aux branches et qui prend son mal aux racines...
L'absence d'une mère pour la petite "Mati", la déficience d'un père anéanti, la surprotection d'une grand-mère, la bienveillance discrète d'une institutrice, sont autant d'éléments qui s'égrènent et se dispersent pour s'imprimer insidieusement...
L'écriture et le style sont maîtrisés, l'auteur mesure, pèse ses descriptions, décortique la face cachée de ses personnages... On est touché par la sensibilité de Mati, sa fragilité palpable et sa perception singulière des choses. Pour s'extraire d'un quotidien, d'une atmosphère pesante dans laquelle elle étouffe, elle trouve du réconfort dans le lien qu'elle entretient avec sa mère. Quand le monde des adultes fout le camp, Solène Bakowski nous raconte que les enfants ont encore leurs rêves...
Quand Mathilde s'échappe, l'inquiétude s'installe, les doutes s'insinuent, la culpabilité remonte à la surface. Il y a beaucoup de colère dans ce roman, des mauvais choix qui les régissent, des secrets destructeurs. Tout n'est pas tout noir ou tout blanc, mais il y a ce mélange qui complique tout...
On est totalement sous l'emprise de ce roman que l'on ne lâchera pas jusqu'à la fin avec ce sentiment d'immense gâchis, que l'on retient.

"Mati sanglote, sa voix se perd dans une larme d'où elle revient plus forte et assurée. C'est la première fois qu'elle en parle vraiment. Et que quelqu'un l'écoute. Car entre la souffrance de sa mère et celle de son père, il n'y a pas eu beaucoup de place pour la sienne."

"Les limbes" d'Olivier Bal aux Éditions De Saxus

"Les limbes" d'Olivier Bal aux Éditions De Saxus
Olivier Bal : Un roman préoccupant

Viêtnam, 1970. James Hawkins est une jeune recrue. Durant un assaut, il prend une balle dans la tête et croit mourir. Après un mois de coma, et tandis qu'il essaie de se rétablir dans un hôpital de Saigon, il découvre que quelque chose s'est éveillé en lui. Ses nuits deviennent des épreuves, son sommeil et ses rêves ne lui appartiennent plus. Désormais, lorsqu'il dort, il visite les songes des autres...
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Viêtnam 1970, rescapé d'une attaque militaire, James se réveille après un mois de coma. De drôles de rêves se manifestent dés lors, au cours de ses nuits...
Olivier Bal nous propose ici de se pencher sur le sommeil, une mécanique complexe, une porte ouverte sur les rêves et leurs mystères.
Après son accident, james Hawkins est spectateur de manifestations troublantes, ses rêves aussi insaisissables soient-ils, lui échappent et le rapproche de l'incontrôlable. Entrer dans l'intimité, la vie des autres chaque nuit le fragilise, le rend vulnérable. Pour la C.I.A, il est l'élément d'un projet d'expérimentation secrète "Les limbes" qui ne fait que commencer.
Ce roman nous plonge vers le diffus, l'indescriptible, l'enfer et le méconnu. L'écriture est très addictive, elle nous précipite très vite dans une angoisse et nous maintient dans une adrénaline constante et jaillissante. On vit les expériences de James avec curiosité et appréhension. Ce qu'il nous amène à voir nous sidère et ne nous surprend qu'à moitié. On éprouve un sentiment de malaise. On est attiré par l'énergie de l'inconscient, du contrôle, de la peur, du danger. On se rapproche du domaine de la science, de la légende, du symbolique. On se laisse entraîner dans un scénario qui s'enraye et s'accélère sous nos yeux qui ne lisent plus que le sang, la mort, le cauchemar.
Le récit est infaillible, prégnant, il nous absorbe tout entier. Et si, nous ouvrions des portes pendant notre sommeil et que nous allions trop loin... Que se passerait-il ?
Avec ce roman, vous rentrez en zone illimitée, à vos risques et périls !

"Les journées sont longues, interminables. Les infirmières me disent que je devrais me reposer, dormir. Mais je ne veux pas. Je ne peux pas..."
La nouvelle maison d'édition De Saxus nous présente ici leur premier roman "Les Limbes", un Thriller à découvrir.
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"Un amour de liberté" de Nathalie Salmon aux Éditions Baker Street

"Un amour de liberté" de Nathalie Salmon aux Éditions Baker Street
Nathalie Salmon : Un récit intéressant
UN AMOUR DE LIBERTÉ Nathalie Salmon New York, années 1860. Jeune immigré juif et lorrain au courage fécond, Adolphe Salmon connaît une réussite fulgurante. Un ardent amour le lie bientôt à une lumineuse Américaine d'origine allemande, Sarah, au port de reine et aux yeux diaphanes, moderne avant l'heure.
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Tout le monde connaît le monument le plus célèbre des États-Unis : la statue de la liberté. Une statue monumentale qui incarne l'espoir de se construire, s'émanciper. Mais derrière le symbole, il y a l'histoire d'une rencontre, sans laquelle rien n'aurait été possible...
Nathalie Salmon se rapproche de la légende, dévoile les coulisses de ce monument et honore ses ascendants témoins d'une époque émergeante.
Ici, c'est Adolphe Salmon à qui l'auteur, a choisi de donner la parole pour étayer son récit. C'est un voyage dans le temps qui nous est offert, une aventure romanesque autour de l'amitié, la vie, la construction. Fantasme ou réalité, on se plaît à penser à la personnalité, inspirée derrière cet édifice, détenteur de biens des fiertés. On traverse et on mesure les années de travail nécessaires à l'élaboration et la réalisation d'un projet considérable et ambitieux.
Mais on accompagne aussi un climat historique, d'immigration, des hommes et des femmes venus chercher un sentiment neuf et d'ouverture au monde. Ce cadeau du peuple français aux États-Unis, confié au sculpteur Auguste Bartholdi devient l'emblème de toute une nation. Le visage de l'icône de la liberté a pu être inspiré par Sarah l'amour ardent, l'épouse d'Adolphe : une femme admirable et d'exception.
Ce récit nous transporte vers quelque chose de plus intime, offrant une autre dimension et l'occasion, peut-être de raviver la flamme ?

"Quand son visage dominera New-York à la fin de l'année, nul autre qu'elle, moi et le sculpteur ne le saura. Plus quelques ouvriers qui n'en ont cure. Non que la statue ne soit pas ressemblante, elle est même saisissante, mais elle est si puissante dans sa présence et sa gravité que personne n'y pourrait trouver la femme sous le symbole. C'est bien là le génie de Bartholdi. Sarah lui a prêté un visage au moment où elle n'en avait pas encore et la force de l'artiste justement a consisté à faire oublier celui de son modèle."
"Makoro" de Florence Malmassari aux Éditions Ateliers Henry Dougier
"Makoro" de Florence Malmassari aux Éditions Ateliers Henry Dougier
Florence Malmassari : Une invitation au voyage


Makoro a 10 ans, quand elle quitte sa brousse natale pour Bamako. Là-bas, ce sont des rencontres, une ambiance, une énergie qui vont la construire...
Florence Malmassari nous plonge dans un Mali aux multiples facettes, aux innombrables paysages, aux portraits originaux et attachants. À travers ses personnages, elle nous raconte l'Afrique, son passé, ses difficultés, ses coutumes, ses fantasmes...
L'écriture nous précipite à l'intérieur de saveurs réconfortantes et inconnues. On se sent à l'aise, et bientôt familier de cette vie de quartier, au relief croustillant. On effleure du doigt des thèmes comme l'éducation, la sexualité, les rapports homme-femme, la vie, la mort. On y touche des valeurs profondes et bien ancrées, de la sagesse, du rêve aussi.
Il y a une réelle dimension qui se dégage de ce récit, des métaphores chaudes et enivrantes dans lesquelles on s'enveloppe. Les images défilent dans notre tête laissant voguer, et prendre place à l'imaginaire ensuite. Makoro nous fascine, nous impressionne. Ses aventures nous instruisent, nous portent, nous donnent à voir la vie d'un autre point de vue, autrement.
Un roman exotique, évadant, fascinant et tellement riche... À découvrir sans attendre !

"Dès qu'il fut capable de se tenir assis, on plaça dans les mains de l'enfant une kora fabriquée sur-mesure. On recommanda au plus habile luthier d'adapter l'instrument à la taille de l'élève. Les miniatures exigent une précision immense, il y passa quinze jours, et autant de nuits : c'est dans les petites choses qu'est la grandeur."
"Passager 23" de Sebastian Fitzek aux Éditions l'Archipel
"Passager 23" de Sebastian Fitzek aux Éditions l'Archipel
Sebastian Fitzek : Un thriller efficace

Imaginez un lieu isolé.
Un lieu où disparaissent, année après année, des dizaines de personnes…
Sans laisser de trace.Un lieu rêvé pour des crimes parfaits.
Bienvenue à bord. La croisière ne fait que commencer…
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177 passagers de croisière auraient disparu en l'espace de 10 ans. Martin qui a perdu sa femme et son fils dans des circonstances mystérieuses est là pour mener ses investigations et trouver des réponses...
Sebastian Fitzek nous offre ici un roman remarquable et déroutant. Tout repose sur un lieu insolite pour des disparitions inexpliquées. Des histoires classées sans suite rangées au clan des suicides...
Parti d'un fait réel, l'auteur brode un récit aussi hallucinant que consternant. Très vite, on plonge dans quelque chose de beaucoup moins facile et beaucoup plus obscure à explorer. Qui est cette femme que l'on torture, au fond d'un puits ? Et cette jeune fille, retrouvée sur le pont, qui a été manifestement retenue prisonnière ? L'ambiance est malsaine, stressante. Sans savoir ou comprendre, on pressent que l'on marche et on avance sur une surface fragile, dissimulée, dangereuse...
Martin cherche des concordances, des éléments, nous préoccupe et nous essouffle dans cette chasse à la vérité. Les péripéties sont nombreuses, périlleuses, se rapprochent de la laideur, de l'abominable. Martin est mis à mal, intimement concerné par le tabou, l'inconcevable...
L'intrigue est millimétrée, c'est incroyablement bien ficelé. Les personnages nous heurtent et nous bluffent à la fois. On se sent pris au piège, témoin de quelque chose d'étouffant. Jusqu'au bout, les révélations s'enchaînent, s'échappent et nous précipitent dans un tourbillon dont on ne croit jamais voir la fin...
C'est incontestablement un scénario grandiose et imperturbable. Glaçant et maîtrisé : c'est sûr, vous ne verrez jamais plus les croisières comme avant...
"_On estime que chaque année, sur tous les paquebots qui croisent sur les mers du globe actuellement, vingt-trois personnes au total passent par-dessus bord.
Passager 23 !"

"Top 3" Février 2018
"L'ensauvagé" d'Héloïse Combes aux Éditions Marivole

"L'ensauvagé" d'Héloïse Combes aux Éditions Marivole
Héloïse Combes : Une plume exceptionnelle
François, un jeune garçon solitaire et énigmatique, grandit dans un village berrichon. À travers un récit tendre et poétique, L’Ensauvagé sonne comme une ode à la nature, à la liberté, au mystère de vivre, à la grâce des petites choses.
http://marivole.fr

"L'ensauvagé", c'est l'histoire de François, un garçon mystérieux qui vit à l'intérieur de lui, la nature du Berry qu'il affectionne. Avec lui, on se rapproche un peu plus du réel, de la vie, de ses satisfactions...
C'est un récit pur, si finement écrit et emprunt de poésie au cœur de la région du Berry. François grandit en lisière de forêt, et dés son pus jeune âge, est épris de liberté.
C'est son amour pour les grands espaces, sa curiosité inébranlable, son goût pour l'aventure à l'intérieur des éléments, qui le nourrit. Ce solitaire, cet original, ne se satisfait que du bonheur d'être lui-même en accord avec ce qui l'entoure. Sensible, intuitif, son esprit et son être tout entier l'invitent à s'enfuir. Il fait l'admiration de sa sœur Lise, qui cherche à décrypter ses rêveries, ses errances.
Profond et insaisissable, elle nous décrit le personnage avec des mots magiques, des sentiments infinis. Des innombrables jeux, aux bêtises impétueuses, elle nous esquisse la vie qui passe, faite de bouleversements, de ruptures, d'amour, d'innocence. On hume les parfums, on savoure les couleurs, l'immensité, la liberté à travers cette plume, enveloppante, propice au rêve et à l'évasion.
Héloïse Combes nous fait toucher du doigt l'imperceptible, l'authenticité. La nature a ses trésors, ses secrets que seuls les cœurs purs sont à même de déchiffrer...

"Tu as de grands yeux noirs, tristes et doux comme des lacs ; comme sont aussi les yeux des ânes. Et au fond de ces grands yeux noirs, comme une deuxième paire d'yeux embusquée qui brille d'un éclat farouche."
L' Ensauvagé - Héloïse Combes
"Deux secondes en moins" de Marie Colot et Nancy Guilbert aux Éditions Magnard Jeunesse

"Deux secondes en moins" de Marie Colot et Nancy Guilbert aux Éditions Magnard Jeunesse
Marie Colot et Nancy Guilbert : Un roman émouvant

Depuis qu'un accident de voiture l’a complètement défiguré, Igor se mure dans le silence. Sa rancune envers son père, responsable de l'accident, est immense, comme sa solitude.
Rhéa sombre dans le chagrin après le suicide de son petit ami. Encore sous le choc, elle ne sait plus à qui ni à quoi se raccrocher dans la ville où elle vient d'emménager.
Pour l'un et l'autre, tout s'est joué à deux secondes. Deux secondes qui auraient pu tout changer...
Et pourtant, Igor et Rhéa reprennent jour après jour goût à la vie en se raccrochant à la musique. Une fantaisie de Schubert et un professeur de piano pas comme les autres vont les réunir et les mener sur un chemin inespéré.
Un roman bouleversant, où un perroquet, le "thé des Sages", l'amitié et les mots apportent une douceur salutaire.

Rhéa et Igor ont vécu un drame qui les a anéanti, éloigné de la vie, des autres. Ils ont en commun la musique, un professeur particulier à leur écoute et bien déterminé à jouer le rôle du magicien...
Parce qu'il y a des malheurs qui surgissent et qui vous laissent en morceaux, ce roman existe. Il nous raconte la solitude, la colère, le désespoir ressenti pour la perte de quelque chose qui a été, et qui n'est plus...
Igor et Rhéa ne sont plus les mêmes après les épreuves qu'ils ont subi. Ils s'enferment dans leur monde, chacun à leur manière. Mais comment sortir des ténèbres, quand on ne s'octroie plus le droit de voir l'autre et la lumière ?
C'est l'histoire de vraies rencontres, d'une étoile et d'amitiés inoubliables. On est touché par la sensibilité de Fred, sa bienveillance, son altruisme, en éveil à ces âmes égarées. L'écriture est fluide, émouvante, actuelle et communicative. Elle nous entraîne au cœur des problèmes, nous chahute, nous amène à réfléchir. Petit à petit Rhéa et Igor, à travers la musique et les confrontations à eux-mêmes, s'assouplissent, lâchent prise. Ils vont dénouer des nœuds ensemble, qu'eux seuls sont capable de défaire et surpasser.
Le chemin à parcourir est long, lent et douloureux, pourtant nécessaire, essentiel et salvateur. Ce récit nous trouble, nous émeut, nous bouscule beaucoup. Il fait battre notre cœur de tendresse et d'insondables émotions.
Il y a une poésie qui se dégage de ce roman, une étincelle qui jaillit sous nos yeux, l'harmonie du moment, le charme d'une connexion et parfois l'éclosion d'un petit miracle !
Dans une alternance de tons, les notes s'envolent à l'unisson...
"Je repars, sol si sol fa mi, galvanisée par la mélodie qui s'installe et les accords qui tournoient à travers le salon. Je découvre une sensation d'harmonie que je n'ai jamais vécue."
"100 vies" de Ludovic Spinosa
"100 vies" de Ludovic Spinosa
Ludovic Spinosa : Une lecture coup de poing
À travers le récit de ces 100 morts, nous découvrons surtout les 100 vies qui les ont précédées.
100 vies, c'est tout simplement l'approche de la mort de 100 vies, à des âges différents, abordant des thèmes comme les accidents, les maladies, les agressions, ou encore les attentats, qui défilent au fil des chapitres, comme les faits divers d'un journal. Ce sont 100 petites histoires de la vie quotidienne avec leurs émotions, leurs angoisses, et leurs peurs...
https://www.librairieleneuf.fr

On naît, on vit, on meurt. La faucheuse peut frapper à tous moments, sans que l'on s'y attende. Certains la jauge, la scrute, allant même jusqu'à la provoquer parfois, d'autres l'espère ou encore la craigne.
Il y a autant de façons de vivre que de mourir. Ces histoires courtes, évoquent la vie, annoncent la mort inéluctable, avec brutalité, voire ironie quelques fois. On la juge injuste, quand il ne s'agit que d'enfants, bête et dramatique pour les comportements à risque des jeunes adultes...
L'auteur nous confronte à nos peurs, à nos angoisses par le temps qui s'écoule, aux situations qui nous échappent. Il y a quelque chose d'oppressant dans le cycle de la vie, naturel et incontrôlable. On est entraîné par une réflexion sur la mort et la vie intrinsèquement liés.
L'écriture est grave, directe et sensible. Elle provoque en nous des sentiments raz de marée. Ces cent condensés de vie nous habitent, remuent nos fondations, nos perceptions de l'existence. Les années ne rendent pas la mort plus douce, plus acceptable. Il y a dans ces vies, trop souvent des silences, des souffrances. Nous ne sommes que passage, rouage répétitif de nos erreurs. La mort se joue de nos vies, et nous avons à jouir de celles-ci. Aimer, pardonner, partager, se soutenir, bien avant les souvenirs et les regrets...
Une manière de prendre conscience du temps qui passe et peut-être d'être acteur de sa propre aventure ?

"La vie, c'est comme un manège, ça tourne, ça tourne, ça tourne et puis ça s'arrête ! "
"La vie est quelque chose de merveilleux, de magique, personne ne prend réellement conscience de la chance qu'il a d'être vivant. Personne ne prend réellement le temps de prendre son temps, de vivre sa vie, d'apprécier à sa juste valeur chaque minute, avec toute sa beauté, toute sa splendeur."
Trailer 100 VIES
"Le rocher" d'Elisa Sebbel

"Le rocher" d'Elisa Sebbel
Elisa Sebbel : Un roman captivant
5 mai 1809, cinq mille soldats de l’armée napoléonienne sont déposés sur l’île déserte de Cabréra. Parmi eux, vingt et une femmes, dont une jeune cantinière de dix-huit ans qui vient de perdre son mari. Sur tous les visages, la même question : les a-t-on abandonnés à leur propre sort sur ce rocher aride ? Le lecteur vivra avec Angélique ce drame oublié de notre histoire. Il partagera son quotidien, ses émotions, ses moments de joie, de tristesse, de peur, de doute, d’espoir et de désespoir...

19ème, sous l'Empire Napoléonien suite de la guerre d'indépendance espagnole, des milliers d'hommes et une poignée de femme sont faits prisonniers sur l'île de Cabréra, au sud de Palma de Majorque. Angélique, simple paysanne, soumise à d'innombrables tourments, dévoile ici les mystères de cet épisode lointain et méconnu...
C'est un roman romanesque sur fond de fait historique que nous propose l'auteur. Elle nous emmène vers une époque et en des lieux qui transportent notre imaginaire et nous font voyager.
Angélique l'héroïne, nous émeut, nous précipite dans son histoire, ses malheurs, ses passions et ses espoirs. C'est une femme déjà éprouvée, par la perte de son homme, qui débarque sur cette île. Tout est à faire, à construire, à gérer pour cette destination d'internement. Les conditions sont difficiles, les malades sont nombreux, les disparitions s'enchaînent. Les femmes sont à la fois nourricières, infirmières et objet de désir. Les amitiés sont précieuses, les alliances nécessaires au confort et à la survie.
Angélique est forte, sensible, émouvante. Elle attire les confidences, invite à la protection. Ses élans du cœur nous atteignent dans le mil, nous rendent vulnérables. Le choix est souvent difficile et douloureux entre passion et raison.
L'écriture est fluide, belle, sylphide et nous dirige imperceptiblement dans le flot des tourments. Il y a une aisance, dans le récit, les descriptions qui nous font presque oublier le travail préalable de recherche et de documentation.
On passe un moment incroyable au cœur de cette île, où les faims transfigurent les hommes, où la foi cherche son écho. À travers ce roman remarquable, on souffre, on vibre, on vogue au-delà des espoirs, de la vie, des sentiments... Aussi fascinant que bouleversant ! Un tourbillon, un précipice d'émotions !

"Un énorme rocher écorché se dressait devant nous. Allaient-ils nous abandonner là ? Sur cette roche nue, stérile, au milieu des falaises escarpées que les vagues maltraitaient sans cesse ? Là ! Sans rien !"

Docteur en Littérature Française, Elisa Sebbel donne des cours dans une université espagnole et fait de la recherche. Passionnée par l’histoire, elle s’intéresse particulièrement au XIXème siècle et à l’Empire. Elle a publié de nombreux articles académiques de littérature et participé à de nombreux congrès et colloques. Avec ce premier roman, elle se lance dans l’écriture littéraire.
Pour la suivre : https://www.facebook.com/elisasebbel.auteur/
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